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La maltraitance a de multiples formes et parfois, elle est tellement subtile qu’il est difficile de la détecter. Elle peut être intentionnelle ou complètement inconsciente et involontaire, elle porte alors le nom de « maltraitance ordinaire » selon le rapport de Véronique Gadhi et Claire Compagnon. En effet, dans le but de l'amélioration des pratiques, la Haute Autorité de Santé a demandé un rapport d'expertise sur ce sujet, suite aux différentes saisies du médiateur de la République par les usagers. C'est sur la base de ce rapport que la V2010 a intégré une évaluation des pratiques de « Bientraitance ». Le groupe de travail recommande de se référer aux différents travaux concernant la Bientraitance qui ont été effectués par l'ANESM. La maltraitance peut exister aussi dans les services de soins comme dans beaucoup d’autres endroits (familles, entreprises, …). Comment peut-on être maltraitant en prodiguant des soins ? Cette situation semble relever du paradoxe et pourtant cela est parfaitement possible. Cela tient à la difficulté ou à la méconnaissance de ce que recouvrent les termes de maltraitance ou de bientraitance. Cela est aussi possible quand la loi est méconnue et que l’éthique n’a pas encore totalement trouvé sa place dans l’accompagnement des patients. La bientraitance n'est pas uniquement le contraire de la maltraitance. Elle recouvre l'ensemble des démarches et actions permettant d'accueillir et d'accompagner les usagers en minimisant "les risques de lui nuire".
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